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Vogalonga 2026

par: Martin Roch, (commentaires : 0)

Cinquantième anniversaire de la Vogalonga.

50ème anniversaire de la Vogalonga

Salut l‘ARZ!

Ramer à Venise étonnera toujours. Le sublime côtoie l’abîme. Des ruisselets de barques dans les canaux deviennent une rivière de bateaux qui s‘assemblent en flottille devant San Marco. Cette première partie est incroyable. Le soleil se lève sur Venise, les embarcations sont enfin à l‘eau, à chaque intersection les flots grandissent. La baie est à nous. Chacun découvre ses voisins, la multitude devient une mosaïque qui ondule avec la mer.  

Le canon tonne. Il est neuf heures. L‘ensemble devient une armada et s’élance d’un tenant sous les cris de joie. L‘Arsenale, les Giardinis. Les familles qui vous saluent depuis les berges de San Elena. Les yeux grands ouverts et le souffle rempli, la réalité s‘installe. Nous ramons à Venise!

Le virage du Castello approche, les bateaux ralentissent. Premières hésitations de la foule pour passer ce premier rétrécissement. La zone offre plus de vagues aussi. Ça finit par passer. Les équipages s‘interpellent joyeusement. Le Campanile de San Pietro, d‘un blanc marbré qui brille au matin, nous salue en penchant.

On découvre enfin la lagune. Les premiers îlots, les files de Bricoles (les ducs d’Albe pour les Vénitiens, Bricola) et les voies de circulation qui longent les archipels et îlots isolés. La foule se transforme lentement en flotte éparse sous l’effort, certains s’éloignent un peu, d‘autres font la pause. Un idiot sort son drone, les oiseaux protestent. Les algues vous attrapent les rames, comme pour vous retenir. Pas encore le silence, trop de monde et de barques en fête. Le tam-tam des dragons qui vous pourchasse.

Au détour des détroits, l‘accordéon commence. Le rythme s’ajuste. Demi-force, demi-coulisse. Pleine coulisse, sans force. Bras seuls, quart de force. Trois coups forts pour se dégager... Devancer les baleinières (des baleinières dans la lagune. Ah, ces Hollandais!), s’écarter des Vénitiens (maîtres des flots, et souvent pourfendeurs des autres!), louvoyer entre les canoës et les paddles (toujours civils, sans protections), prendre garde aux Naga boats (eux, beaucoup moins) qui veulent vous éperonner.

Arrive la traversée de Burano, beaucoup s’arrêtent en périphérie, pas mal y débarquent pour souffler. On continue. Le ravitaillement n’atteint pas tout le monde, le canal ne parvient pas à contenir toutes les couleurs. Notre Jean, tonique toujours, doit prendre la tangente. Un habitant (un vieux pêcheur barbu?) signale qu‘on peut passer par là. Peu l’écoutent d’abord, puis un, puis deux. Nous décidons de suivre. Nous respirons de retrouver l‘espace. C‘est la ligne droite vers Murano. Le drapeau flotte.

Devant le nombre, Murano sera finalement fermée et il faudra contourner. Quelques voiles triangulaires, aux jolis motifs, encouragent tou/tes ces Ulysses qui parsèment l‘horizon. Venise s’approche.

Les barques se rapprochent aussi… voici enfin le moment redouté, le terrible passage… le goulot d’étranglement du Cannaregio. Devant le nombre et l‘empressement, ce Charybde et Scylla se transforme en véritable péage du 15 août sur l‘autoroute du soleil (mais sans climatisation). La température monte.

Ce bordel, qui se voulait joyeux, vire lentement vers l’abîme. Cette marée humaine, ce tourbillon, deviendra notre triangle des Bermudes. Notre Jean Tonic et son vaillant équipage doit trouver refuge sur le côté. Notre capitaine, brave et fier, nous débarque pour trouver un coin d‘ombre et retrouver nos esprits. Nous avons fait honneur à l‘Aviron en gardant notre calme au milieu de la mêlée et en restant soudés.

Pour les heureux (Vieux Jean), c‘est la descente du Grand Canal. Vous les verrez à la joie sur toutes les photos. Pour les vaillants (Jean Tonic), il était temps de rentrer. Le Grand Canal, nous l‘avions parcouru avec joie et sourire au matin, il se serait noyé dans l‘amertume à forcer le destin.

Les derniers kilomètres vers Mestre nous sauvèrent. Le calme de cette voie, quasi désertée. Le salut des quelques bateaux à moteurs, des estivants locaux qui rentrent au mouillage, qui - eux - ralentissent au passage et vous offrent un sourire. Les bateaux qui filent sur le pont de la liberté, volant sur les flancs, arrimés sur le toit des voitures qu’on distingue à peine derrière le parapet. On dirait qu’ils s’enfuient une fois leur œuvre achevée.

Encore deux kilomètres, les entrepôts et ateliers nautiques, étourdis, rouillés, comme abandonnés par un dimanche de Pentecôte.  Encore un kilomètre, la civilisation se retire un peu plus, nous passons derrière le décor. Le train derrière les arbres, la route étouffée par le végétal. L’entrée du dédale. Un moment magnifique pour terminer, zigzaguer dans les douves d‘un fort en étoile, oublié de l‘histoire, aux abords cabossés mais aux eaux calmes. Un dernier salut à la mer.

Le dernier virage, nos compagnons d‘aventures sont déjà là depuis longtemps. Nous retrouvions notre rampe désaffectée, qui nous avait déjà donné bien d’émotions au moment du mouillage. Cette fois nous sommes rodés et, à dix, tout est bien plus facile.

La main tendue des camarades. L’étreinte de l’équipage. L’aviron retrouve toute sa noblesse.

À mon équipage et compagnon-ne-s du jour: je vous remercie du fond du cœur pour cette Vogalonga, qui aura été aussi belle pour moi qu‘elle a été épique pour tous.

Martin

 
Les vidéos:
 
 
 

Régates de Lugano 2026

par: Antoine Pissis, (commentaires : 0)

La saison des courses en ligne est lancée !

Voilà un début de saison réussie.

 
La saison des courses en ligne est désormais lancée. Sept athlètes de l’ARZ ont participé à la régate de Lugano qui s’est déroulée le week-end des 11 et 12 avril à Melano. Tout au long de ce week-end ensoleillé, l’ARZ s’est fait remarquer autant par sa participation que par ses résultats.

Tout a commencé dès le samedi matin avec la première course, où Delia a fait équipe avec nos chers voisins d’Erlenbach, de l’autre côté du lac, pour décrocher une première médaille d’or. Cela n’a fait que débloquer le compteur, car a suivi une première place du quatre de couple masculin composé d’Andy, Guy, Lancelot et Antoine (à noter qu’il s’agit du tout premier quatre de l’ARZ à participer à la régate de Lugano). Après cela, rien ne pouvait arrêter l’ARZ. Se sont ensuite disputées les courses en double : un bateau mixte composé de Delia et Jean a rapporté les 6ème et 7ème médailles d’or à l’ARZ après seulement la première demi-journée. À la course suivante, le double de couple composé de Guy et Antoine n’est arrivé qu’en deuxième position, et pour cause : un autre double de l’ARZ, celui-ci composé de Jean et Andy, avait assuré la première place avec un écart confortable de plus de 15 secondes sur le parcours de 1 km des masters.

Le dimanche, bien reposés après un beau dîner autour de généreux plats de pâtes chez Spaghetti e Pomodoro, les rameurs de l’ARZ étaient déterminés à poursuivre la moisson de médailles. Cela a commencé encore une fois avec Delia et Erlenbach, qui ont décroché une honorable médaille d’argent. Le nom de l’ARZ était sur toutes les lèvres, aussi bien celles du jury que des concurrents, notamment à l’arrivée du quatre masters A composé de Jean, Lancelot, Maurice et Antoine. Ces derniers ont dû batailler jusqu’au bout pour surmonter le handicap de temps qui leur était imposé. Après plusieurs minutes de vérification de la photo finish, la première place s’est finalement jouée à 3 centièmes de seconde, représentant 15cm seulement. Ont suivi deux doubles successifs avec changement express de coéquipier à la tribune d’honneur : après une médaille de bronze avec Delia, Andy n’a eu que quelques secondes pour se ravitailler avant de repartir avec Guy pour remporter deux nouvelles médailles d’or. Et pour finir, la plus singulière des médailles d’or : celle de Jean, qui s’est illustré sur le valeureux Bol d’O, un challenge remporté avec brio.

Comment expliquer ce total de 22 médailles, dont 18 en or ? S’agirait-il du Gazzosa al mandarino siroté en terrasse chez Vanini, un breuvage dont seuls les ticinois ont le secret, de la pizza à la pâte au charbon chez Acqua e Farina, qui victime de son succès est impossible de réserver à l’avance, ou tout simplement de la préparation assidue des rameurs durant l’hiver ? Très certainement, la réponse est une combinaison de tout cela, sans oublier l’esprit bon enfant de toute la délégation.
Voilà un début de saison réussi !
 

Cours des débutants

par: Eric Babusiaux, (commentaires : 0)

Bras, dos, jambes ?

Cours débutants 2026


Dos, jambes, bras… euh zut. Bras, dos, jambes, jambes, dos, bras. Oui, voilà, on devrait être bons.

Samedi 11 avril, rendez-vous à 9h au club. Le beau temps est au rendez-vous, le thé et le café sont sortis et des mains chaleureuses se serrent.

Éric & Pauline nous rassemblent, nous les 10,5 nouveaux débutants de l’année 2026. La 0,5 c’est une autre Pauline, arrivée il y a déjà 2 mois grâce à un bon souvenir de rame et qui nous aide tout le week-end à terre. Un groupe de 10 nouvelles têtes aux envies communes : glisser sur le lac, rejoindre un club et sortir en équipe, se dépenser d’une nouvelle manière ou pour certains, invités par des proches.

On apprend les mouvements de base, les bateaux, la préparation… tout autant de nouveaux mots et de mouvements à retenir. Mais pas de temps à perdre, on part déjà sur le lac.
De nouveau, le florilège d’expressions s’allonge : Tribord Gauche Vert, rames à plat sur le lac, rames au carré, plumer, c’est la nage qui donne le rythme mais on lui donne le numéro 4, nager, dénager, nager et dénager en même temps… Attendez, quoi ? Ça bouge dans les bateaux, les rames s’entrechoquent, et puis parfois on trouve le rythme et là… la sensation de glisse ! Quel plaisir !

Mais attention, pas le temps d’admirer les montagnes qui apparaissent au loin, car il faut rester concentré. L'ambiance reste bonne toute la journée et nos seuls maux seront les courbatures naissantes.

Dimanche 12 avril, 9h. Il fait gris et un peu plus froid. Les visages sont fatigués, mais toujours heureux et comme la veille on alterne entre sorties, pauses, rires et bon cookies.

Nous nous serons dépensés tout au long du week-end. Les courbatures, les coups de rame au carré mal gérés et quelques éclaboussures pour les coéquipiers arrière, les fous rires sur l’eau et les coups de fatigue quand on n’y arrive plus, un bateau qui a pris l’eau à cause de deux clapets ouverts et la panique de devoir écoper tout en rentrant fissa au ponton… oui, c’était sans aucun doute un week-end débutant réussi !

Alors, un énorme merci à Éric de nous avoir accueillis et coordonnés depuis la première prise de contact jusqu’à l'achèvement du week-end. Merci pour ton sens de la pédagogie, pour tes grands et nombreux sourires, ainsi que pour ta patience à terre comme sur l’eau.

Merci à Pauline d’avoir géré les mises à l’eau, les ravitaillements et surtout les cookies !

Et enfin, un grand merci à toutes celles et ceux venus nous encadrer et encourager. Merci à : Pauline, Martin, Mégane, Lino, Nicolas, Marina, Raluca, Julie, Janaïna, Sandrine, Noélie, Nikolaus. Merci aux enfants des uns et des autres de nous avoir nargués avec vos super compétences de rames et vos bons banana bread.

Bravo à nous, heureuses et heureux débutants : Agathe, Benoît, Corinne, Florence, Jean, Johan, Marcel, Mireille, Timothée, Aude. Nous pouvons être fiers de nous!

Bon repos et à bientôt sur le lac,
Florence, Jean et Aude
 

Week-end de ski à Belalp

par: Pauline Tran, (commentaires : 0)

Belalp du 6 au 8 mars 2026

Week-end de ski 2026

Une fois par an, nous troquons rames et embarcations contre ski, raquette ou luge et prenons de la hauteur. Cette année, le traditionnel week-end de ski eut lieu à Belalp, surplombant le glacier d'Aletsch (où nous avons d'ailleurs pu constater avec désolation sa diminution).

Soleil et neige étaient au rendez-vous. Rare combinaison grandement appréciée ! Point de bouchons dans le tunnel, ce n'était pas le Gotthard, mais le Hohstock, débouchant sur une belle piste noire.
Les performances sportives, vitesse, slalom furent mesurées et re-mesurées. Les fun parks aux bosses attrayantes / alarmantes / barbantes (fais ton choix !) dévalés à maintes reprises. Certains se laissèrent bercer par les voix rocailleuses d'un groupe de rock (?) local accompagné de cornemuse.... Hélas, il ne fut découvert qu'après coup que le bar servait aussi de la Guinness !
D'autres préférèrent chausser des raquettes et profiter de la vue et de la tranquillité.
D'autres encore s'occupèrent avec la luge.
 
Un hôtel sympathique, une bonne gastronomie, et des parties animées de Uno Flip complétèrent ce week-end réussi !
 
Merci à René pour l'organisation et à l'année prochaine, peut-être à Saas-Fee ?
 

Basel Head 2025

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Heptapétosaure en course à Bâle.

Heptapétosaure en course à Bâle.

Samedi 15 novembre, nous étions au départ de la Mirabaud BaselHead à Bâle, grand rendez-vous d’automne en 8. Engagé en catégorie Masters Men, faute de catégorie mixte, notre 8 RGM Aviron Romand / CNF/ Belvoir était composé de Guy, Andy, Vincent, Maurice, Antoine, Michel, Isabel et Géraldine, barrés par Kim.

Les conditions étaient étonnamment douces pour la saison, autour de 15°C, et nous avons échappé à la pluie jusqu’au départ de Bâle. Malgré une zone d’attente impressionnante, blanche et jaune de huit barrés, tout s’est déroulé sans heurts grâce au calme de Kim, à ses trajectoires propres et à ses consignes claires.

Au départ, le bateau se met rapidement en place et Guy imprime à la nage une cadence très stable à 30 que l’équipage tiendra tout au long de la course. Le bateau reste long et régulier, ce qui donne d’excellentes sensations à bord.

Sur l’allée jusqu’au grand virage, nous réussissons un dépassement propre sur Nordiska. Le demi-tour est négocié de manière optimale par Kim, avec une trajectoire serrée qui permet de conserver la vitesse et de bien se placer pour le retour, rendu très rapide par le fort courant.

Plus que le classement, c’est cette expérience collective en 8 qui marquera cette édition de la BaselHead. Un grand merci à Guy pour le transport et la logistique, à Kim pour la barre exemplaire, à Andy pour l’organisation du 8 semaine après semaine et à tout l’équipage pour l’engagement. Rendez-vous l’année prochaine,  et avis aux membres du club tentés par l’aventure en 8 sur le Rhin: rejoignez-nous pour la prochaine édition !

Quelques photos.

Replay avant, pendant et après le virage. Crédit image : Swissrowing et Thomas H.